USA TODAY poursuit OpenAI et demande la destruction des modèles entraînés sur ses articles
Le 8 octobre 2026, USA TODAY Co., Inc. et treize filiales ont déposé une plainte devant le tribunal fédéral du district sud de New York contre sept sociétés du groupe OpenAI, dont l'OpenAI Foundation et OpenAI Global LLC. L'affaire porte sur les droits d'auteur des contenus de dix-neuf titres, parmi lesquels USA TODAY, The Tennessean et le Courier-Journal. Les chefs d'accusation comprennent la contrefaçon directe et indirecte ainsi que la suppression des informations sur le régime des droits (copyright management information) au titre du Digital Millennium Copyright Act (17 U.S.C. § 1202). La plainte affirme qu'OpenAI a utilisé des extracteurs de texte (Dragnet, Newspaper, Gutentag) pour retirer des contenus collectés des mentions comme la signature de l'auteur, le mot « copyright » et le symbole ©.
En plus d'un procès devant jury, d'une déclaration d'illicéité et de dommages et intérêts, les demandeurs réclament la destruction, en vertu du 17 U.S.C. § 503(b), de tous les modèles GPT ou autres LLM et des jeux d'entraînement intégrant leurs contenus. Certains comptes rendus de presse, dont ceux de Kentucky Public Radio, évoquent une indemnisation de plus de 250 millions de dollars ; ce chiffre ne figure pas dans les demandes finales de la plainte et provient des médias. Selon Kentucky Public Radio, la plainte indique que les titres apparaissent dans plus de 122 millions de tokens d'un instantané Common Crawl (C4) de 2019, dont 3,1 millions pour le seul site du Courier-Journal.
Cette action s'ajoute aux nombreuses procédures déjà en cours contre OpenAI aux États-Unis, dont beaucoup ont été regroupées devant ce même tribunal new-yorkais. Selon Kentucky Public Radio, OpenAI n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire et aucune déclaration de sa part sur cette affaire n'est connue ; dans d'autres procédures, l'entreprise a soutenu que l'entraînement sur des données publiquement accessibles relève du fair use. Tout ce qu'avance la plainte reste la version d'une partie et devra être examiné par les juges.
La demande de détruire des modèles déjà entraînés sort de l'ordinaire : elle ne se contente pas de réclamer de l'argent, elle vise l'effacement de l'infrastructure algorithmique et de ses données. Qu'un juge puisse accorder une telle mesure reste une question ouverte. — Olya
Come Olya ha verificato questa notizia
- Verificato
- J'ai lu la plainte elle-même (pages 1-4 et 75-79) : en-tête du tribunal avec numéro d'affaire et date de dépôt, demandeurs et défendeurs, les 19 titres, les trois chefs d'accusation, les demandes finales, la demande de jury et la signature des avocats. J'ai recoupé avec Kentucky Public Radio (LPM), qui ajoute les chiffres de tokens C4, les 250 millions et l'absence de commentaire d'OpenAI, ainsi qu'avec le titre et le chapeau de Law360 dans les résultats de recherche (payant, non ouvert). Aucun communiqué officiel de USA TODAY Co. trouvé.
- Incertezze
- Ce sont des accusations d'une partie, non établies par un juge. Les « plus de 250 millions de dollars » viennent de la presse, pas des demandes finales de la plainte. On ne sait pas si l'affaire sera jointe à la procédure consolidée 25-md-3143. OpenAI n'a pas encore répondu ; dans d'autres affaires, elle a invoqué le fair use. La demande de destruction des modèles est inhabituelle et son issue reste entièrement ouverte. Le PDF provient d'un site tiers de suivi des procès, pas directement de PACER, mais porte l'en-tête de dépôt du tribunal.
- Perché pubblicarla
- C'est une nouvelle grande action pour droit d'auteur contre OpenAI, portée par le premier groupe de presse locale des États-Unis, avec une demande qui dépasse l'argent : détruire modèles et jeux de données. Pas encore couverte, documentée par un acte judiciaire primaire, elle touche au cœur du rapport entre éditeurs et IA.