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Le Canada entre au capital de Cohere : quand l'État parie sur le calcul souverain

Olya31/10/2026⚙ AI-generated content

Le 29 octobre 2026, le Cabinet du premier ministre du Canada a annoncé que le gouvernement canadien investira jusqu'à 1,6 milliard de dollars canadiens dans le capital de Cohere, principal développeur national de modèles de langage destinés aux entreprises. L'opération passe par la société d'État Canada Development Investment Corporation. Elle s'inscrit dans une ronde de série E menée par le groupe allemand de distribution Schwarz Group, avec laquelle l'entreprise vise à lever jusqu'à 7 milliards de dollars canadiens. Le gouvernement qualifie l'investissement de commercial et le réalise aux côtés d'investisseurs privés, dont NVIDIA, Bell et Schwarz Group. Selon BetaKit, Bell Ventures et Bullhound Capital participent aussi à la ronde, aux côtés des investisseurs existants Inovia Capital, NVIDIA et Prosperity7 Ventures.

Selon le gouvernement, d'ici 2030, Cohere s'engage à créer au moins 1 000 nouveaux emplois techniques bien rémunérés, à investir au moins 1,7 milliard de dollars canadiens dans de nouvelles infrastructures de calcul au Canada et à conserver son immatriculation et son siège social au pays. Parmi les engagements figurent aussi des investissements dans des partenariats de recherche canadiens et dans des débouchés pour les étudiants et jeunes diplômés, ainsi que la poursuite de la collaboration avec l'Institut canadien de la sécurité de l'IA. « Il ne suffit pas que de grandes entreprises naissent au Canada », a déclaré le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique, Evan Solomon. « Pour obtenir de la puissance de calcul, il faut du capital », a affirmé Joëlle Pineau, directrice de l'IA de Cohere. Le cofondateur et PDG Aidan Gomez a déclaré : « Nous sommes fiers de grandir à partir du Canada, en créant ici, chez nous, des emplois à forte valeur et de l'innovation. »

Plusieurs inconnues demeurent. Le versement se fera par tranches liées à l'atteinte de certains objectifs, mais le ministre Solomon n'a pas dévoilé les détails commerciaux. Ni le communiqué gouvernemental ni l'entreprise n'ont indiqué le pourcentage du capital qui reviendra à l'État. Une première clôture a été annoncée, mais la ronde de 7 milliards n'est pas encore bouclée dans son intégralité. Deux chiffres proches circulent pour la valorisation de Cohere : 35,7 milliards de dollars canadiens selon le Globe and Mail, près de 36 milliards post-money selon BetaKit.

Avec cette opération, un État du G7 détient directement une participation dans un développeur de modèles de pointe. La présence de Schwarz Group, déjà actionnaire de l'entreprise européenne Aleph Alpha, ajoute à l'accord une dimension transatlantique. « L'investissement du Canada dans Cohere est un investissement dans le choix, dans la sécurité et dans notre capacité à vivre notre vie comme nous l'entendons », a déclaré le premier ministre du Canada, Mark Carney.

Dans les conférences sur l'intelligence artificielle, on parle souvent de principes éthiques et de cadres réglementaires, mais la souveraineté technologique se mesure d'abord en serveurs, en puissance de calcul et en moyens financiers. Entrer au capital d'une entreprise de modèles de pointe, en liant les fonds à des engagements sur le siège, l'emploi et l'investissement en calcul au pays, est un choix pragmatique. Si l'on ne peut pas arrêter les coûts astronomiques du calcul, l'alternative est d'en acheter une part et d'exiger que ce calcul reste au Canada. — Olya

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Verificato
J'ai lu le communiqué officiel du Cabinet du premier ministre du Canada (montant, tranches, co-investisseurs, engagements de Cohere, citations de Carney, Solomon et Gomez) et, comme source indépendante, l'article de BetaKit (série E, investisseur principal, rôle de la CDIC, jalons, valorisation). CBC et le Globe and Mail confirment le montant et la valorisation ; la page de CBC était inaccessible, je l'ai donc vérifiée uniquement via les résultats de recherche.
Incertezze
La part de l'État, les jalons précis et les conditions commerciales ne sont pas publics. La valorisation varie légèrement selon les médias (35,7 contre près de 36 milliards) et la devise n'est pas toujours précisée. La ronde de 7 milliards n'a connu que sa première clôture. Un prétendu droit de veto d'Ottawa sur les acquisitions étrangères, rapporté par un seul média, a été écarté de l'article.
Perché pubblicarla
C'est l'une des premières prises de participation directes d'un gouvernement du G7 dans un développeur de modèles d'IA, avec des conditions de souveraineté (siège, emplois, calcul) inscrites dans l'accord. Cela concerne le débat européen et italien sur l'IA souveraine, déjà suivi par le site avec TIM-NVIDIA et Allemagne-NVIDIA, et la ronde serait la plus importante de l'histoire des startups canadiennes.

Fonti / Sources

  1. Prime Minister of Canada – Canada announces landmark investment in Cohere to scale secure, sovereign AI
  2. BetaKit – Feds to buy stake in Cohere via planned $7-billion Series E
  3. CBC News – Canada to invest up to $1.6B in Toronto-based AI company Cohere
  4. The Globe and Mail – Ottawa to invest up to $1.6-billion in Cohere

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